Le 20 septembre, Jean–François Copé a présenté un des projets dont la droite à le secret pour sa campagne en 2012 : l’allégeance aux armes (soit la soumission à l’armée française) pour l’ensemble des jeunes Français accédant à la majorité ainsi que pour les étrangers obtenant la nationalité française.
Cette déclaration arrivant après l’utilisation par le ministre de l’intérieur, Claude Guéant du terme « croisade » à propos de la guerre en Libye, on mesure ainsi à quel point ce gouvernement est prêt à aller dans la surenchère militariste et nationaliste pour masquer les problèmes sociaux.
Le bellicisme semble être devenue une valeur très à la mode à droite ces derniers temps.
Si cette proposition relève probablement de l’effet d’annonce en vue de flatter l’extrême droite à l’approche des présidentielles, elle interroge surtout sur la place du traitement des problèmes que rencontrent les jeunes. Cette rentrée est avant tout marquée par l’entrée en application de la réforme des lycées, un nombre record de suppressions de postes dans l’Education Nationale, une concurrence grandissante entre les universités et un taux de chômage des jeunes jamais atteint auparavant. Ce gouvernement pense-t-il réellement que l’embrigadement est une réponse adéquate aux nombreuses mobilisations des jeunes ces dernières années ?
Notre république, c’est celle des services publics accessibles à tous et toutes, de l’égalité des droits, de la régularisation de tous les sans-papiers. La république à laquelle ils veulent nous soumettre est celle des interventions impérialistes en Afghanistan, en Irak, en Côte d’Ivoire et en Libye. Alors, comme le dit la chanson : s’il faut donner son sang, aller donnez le vôtre, monsieur le Président !



