La rentrée 2011 a été marquée par une crise sociale sans précédent. La souveraineté populaire semble désormais s’effacer devant l’arbitraire des agences de notations et des banques. Pour les jeunes, ce sera une nouvelle fournée de 16000 suppressions de postes dans l’Education Nationale, une augmentation des bourses inférieure à l’augmentation du coût de la vie, et le chômage et la précarité comme seul horizon.
Les gouvernements libéraux imposent des politiques de rigueur qui ne font qu’amplifier la crise. La situation grecque est symptomatique, puisqu’après deux ans de rigueur, une longue récession de l’économie du pays a commencé et semble partie pour durer, provoquant de nouvelles vagues de chômage et de précarité dans un pays où la jeunesse s’est largement mobilisée ces dernières années pour refuser d’être la « génération 600 euros ». En France, le gouvernement veut faire voter une « règle d’or » qui fixe dans la Constitution française une limite de 3% de déficit public. Cela revient à interdire toute politique sociale ambitieuse, comme une augmentation massive des minima sociaux, l’embauche de nouveaux fonctionnaires… ou la mise d’un statut social pour tous les jeunes. Si cette nouvelle mesure entre en application, l’Etat aura définitivement baissé pavillon devant les marchés, ces même marchés responsables de la crise!
Aux spéculateurs de payer leur crise!
Cela revient aussi à faire payer la crise au peuple, jeunes, travailleurs avec ou sans emplois, tout en permettant à une petite caste de banquiers, actionnaires, traders, et autres parasites de continuer à se goinfrer. Il faudrait au contraire augmenter le budget de l’Etat en taxant massivement les plus riches, via un revenu maximum et une limitation des écarts de salaires au sein de toutes les entreprises.
Il est indispensable que toute la gauche refuse d’une même voix le carcan de la règle d’or, pour proposer la seule solution face la crise : le partage des richesses. Oui, mettre la jeunesse en sécurité sociale, agir contre les inégalités, donner des moyens aux services publics, cela coûte de l’argent et implique de se confronter aux diktats des marchés financiers. Une gauche qui se voudrait véritablement porteuse des intérêts des peuples doit l’assumer et le revendiquer.
Des mesures ambitieuses, en rupture avec ce système en crise, sont les seules à même de mobiliser les jeunes et les travailleurs pour chasser Nicolas Sarkozy et la bande du Fouquet’s en 2012, tout en barrant la route au programme d’apartheid de l’héritière Le Pen. Les révolutions arabes ou le mouvement des indignés, en Grèce, en Espagne, et maintenant en Israël, nous prouvent que l’avenir du monde est à la justice sociale et à la solidarité internationale plutôt qu’au repli identitaire.
Les dates de mobilisations du 11 octobre, à l’appel de l’intersyndicale, pour protester contre la rigueur et du 15 octobre, à l’appel d’un collectif d’organisations de jeunesse, aux côtés des Indignés des différents pays, seront à cet égard déterminants pour montrer que d’autres choix sont possibles.
Place au peuple : vers un Nouveau Front Populaire !
Un programme de rupture implique l’unité des forces de gauche, seul moyen pour qu’une gauche de gauche prenne le pouvoir en 2012 et transforme la société. C’est cette unité que Gauche Unitaire contribue activement à construire, aux côtés d’autres forces politiques. Isolés, chacun ne peut rien. Unis dans la lutte comme dans les urnes, tout est possible. Nous portons l’exigence d’un nouveau Front Populaire, aussi fidèle aux intérêts des jeunes et des salariés que l’est Sarkozy à celui du Medef et des banquiers. C’est ce que nous défendons avec le Front de Gauche et la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles. Avec le Front de Gauche, la gauche est de retour!
Des mesures d’urgence pour la jeunesse !
Mettre la jeunesse en sécurité sociale : Pour sortir les jeunes de la précarité, de la dépendance familiale et du recours au salariat pendant leurs études, nous créerons un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie. Nous mettrons en place un système d’allocations pour les jeunes en formation en recherche d’un premier emploi.
Un diplôme et une formation de qualité pour tous : accès aux études pour toutes et tous (gratuité, absence totale de sélection) dans la formation de son choix ; abrogation des réformes libérales dans l’Éducation ; l’argent public à l’école publique…
Droit à un travail stable et bien rémunéré : réglementation des stages, transformation des jobs précaires en CDI, fin du temps partiel subi, pas un jeune en dessous du SMIC. Obligation d’embauche des apprentis et alternants dans les entreprises réalisant des bénéfices…



